Dans de nombreuses organisations, la durabilité numérique commence souvent par une simple formalité réglementaire avant d'évoluer vers une vision stratégique.  

C'est précisément le chemin parcouru par la CNAF. Lors d'un échange sur leur stratégie de numérique responsable avec Sopht, Jean-Paul Verneret, responsable du numérique responsable, a expliqué comment l'organisation est passée de la conformité légale à une gestion d'impact concrète et efficace.

Démarrer sous pression : naviguer à l'aveugle

Avant de lancer cette initiative, la CNAF faisait face à un obstacle majeur : une absence totale de données due à un manque d'outils. L'organisation n'avait aucune visibilité sur son empreinte carbone numérique.

Avec l'arrivée de nouvelles réglementations (Loi Élan, Décret Tertiaire), la CNAF devait produire un bilan carbone précis d'ici 2024-2025.  

Pourtant, sur le terrain, quantifier les émissions liées aux serveurs, aux services cloud ou aux postes de travail était quasiment impossible. Sans données objectives, il était impossible de :

  • Identifier les principales sources d'émissions,
  • Prioriser les actions efficacement,
  • Ou mobiliser les équipes sur le long terme.

Pourquoi la CNAF a choisi Sopht

Pour sortir de cette impasse, la CNAF s'est tournée vers Sopht, en se concentrant sur trois piliers clés :

  1. Cohérence à l'échelle du groupe : la CNAM utilisant déjà la solution, l'adoption du même outil a permis d'harmoniser les pratiques et de renforcer la confiance en interne.
  1. Déploiement fluide : la plateforme a été opérationnelle en quatre à cinq mois, grâce à une collaboration sans faille entre Sopht, la DSI et l'intégrateur Devoteam.
  1. Le choix du français : pour Jean-Paul Verneret, c'était non négociable. Sopht a adapté sa plateforme (initialement disponible uniquement en anglais) pour lever toute barrière à la compréhension. Dans un projet où la pédagogie est essentielle, la langue ne doit jamais être un frein à l'action.

Accompagner le changement pour lever les résistances

Changer les habitudes n'est jamais simple, et les résistances internes étaient bien réelles. Le virage vers la sobriété numérique a comporté son lot de défis. Plutôt que de les ignorer, la CNAF a misé sur la transparence et la formation. En donnant du sens aux chiffres, l'organisation a réussi à transformer l'hésitation des équipes en un engagement durable.

Des résultats concrets et parfois contre-intuitifs

Aujourd'hui, la CNAF dispose de faits : l'empreinte carbone numérique de la branche s'élève à 9,3 kilotonnes.

Les résultats ont été surprenants : ce ne sont pas les centres de données qui polluent le plus, mais bien la fabrication des écrans et des postes de travail (Scope 3).  

Autre gain majeur : Sopht a considérablement amélioré la qualité des données internes de la CNAF. L'outil a permis d'assainir et de vérifier les inventaires internes (GLPI), révélant des écarts qui étaient passés inaperçus jusqu'alors.

Du reporting réglementaire au pilotage stratégique

La CNAF ne se contente plus de faire du reporting. L'organisation prévoit désormais d'utiliser Sopht pour simuler ses futurs achats de matériel en fonction de leur impact carbone et pour suivre des indicateurs de performance précis grâce à l'export de données.

Transformer les contraintes en levier

En transformant une obligation légale en outil de pilotage, la CNAF prouve que le Green IT, lorsqu'il est bien outillé, devient un moteur de performance et de transformation culturelle durable.

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