Votre tableau de bord affiche vos émissions IT, mois après mois. Le parc d'ordinateurs pèse lourd, le stockage grossit, le cloud remonte.

Mais par quoi commencer ?

Dans Sopht, ce suivi est organisé en modules, un par grand périmètre de votre IT : les infrastructures sur site (on-prem), le cloud, les équipements des collaborateurs, les outils collaboratifs et les applications (GreenApp). Il permet de repérer les postes les plus lourds et d'alimenter le reporting. Mais il décrit une situation : il montre où sont les émissions, pas comment les faire baisser.

C'est là que Sopht va plus loin : dans chaque module, le suivi s'accompagne de recommandations chiffrées, pour passer du constat à l'action. Cet article explique pourquoi c'est utile, et comment elles sont construites.

Ce que permet une recommandation chiffrée

Une fois le bilan en main, les pistes ne manquent pas : durée de vie des ordinateurs, stockage, taille des serveurs… Des recommandations chiffrées aident à faire le tri.

Choisir sur des chiffres, pas à l'intuition

Sans ordre de grandeur, on lance ce qui semble simple, sans savoir si c'est là que se trouve le plus gros gain. Avec un chiffre à côté de chaque levier, on voit lequel pèse le plus, et par où commencer.

Commencer par les gains rapides

Beaucoup d'équipes veulent d'abord des actions peu coûteuses qui rapportent vite. En croisant le gain estimé et la complexité de chaque levier, on les repère d'un coup d'œil.

Agir sans être expert du sujet

Chaque levier explique pourquoi il réduit l'empreinte, comment le mettre en œuvre et quelles questions se poser avant de se lancer. Une équipe qui découvre le sujet sait par où commencer.

Convaincre en interne

Une direction veut savoir ce qu'un projet rapporte. Un responsable infrastructure d'un grand industriel de l'aéronautique nous le disait : le plus dur, c'est de relier une action à un gain concret pour la défendre en arbitrage budgétaire.

Selon le cabinet Verdantix, chiffrer la valeur des actions de durabilité reste d'ailleurs l'un des défis les plus tenaces des organisations.

Avec un potentiel environnemental et un potentiel économique pour chaque levier, la DSI, la finance et la RSE regardent le même levier, chacune avec ce qui l'intéresse. La réduction de l'empreinte cesse d'être vue comme un coût de plus.

Des priorités qui suivent votre situation

Le chiffrage est recalculé chaque mois. Si votre parc ou votre usage du cloud évolue, les priorités suivent.

Les recommandations là où vous suivez vos émissions

Dans chaque écran de suivi, une carte indique combien de leviers vous sont recommandés. Un clic, et la liste s'ouvre, avec la réduction estimée de chacun en tonnes de CO₂ par an.

En ouvrant un levier, vous accédez à son détail. Vous pouvez ensuite tester un scénario dans le simulateur, créer une action, ou écarter le levier s'il ne vous concerne pas.

Ce qu'il y a derrière chaque recommandation

Derrière chaque levier affiché, il y a quatre étapes : rendre les données comparables, s'appuyer sur une bibliothèque de leviers, mettre en avant les plus prioritaires, puis chiffrer leur potentiel sur vos propres données.

Des données rendues comparables

Tout part des données, et elles viennent des outils que vous utilisez déjà.

Pour les ordinateurs et les serveurs sur site : votre outil de gestion de parc (comme Intune ou ServiceNow), votre plateforme de virtualisation (vCenter), ou un fichier d'inventaire.

Pour les outils collaboratifs : Microsoft 365 ou Google Workspace.

Pour le cloud : la facturation et l'usage de vos fournisseurs (AWS, Azure, Google Cloud, Oracle Cloud).

Le cloud ajoute une difficulté : chaque fournisseur présente ses données à sa façon. Une machine virtuelle s'appelle EC2 chez AWS, Virtual Machines chez Azure et Compute Engine chez Google Cloud, et les colonnes, les unités ou les codes de région changent aussi. Sopht organise donc ces données dans un format commun, inspiré de FOCUS, le standard ouvert porté par la FinOps Foundation.

Ces données servent d'abord à calculer votre bilan, selon une méthode fondée sur des références reconnues comme le GHG Protocol, la Base Carbone de l'ADEME ou Boavizta.

Le potentiel maximal de réduction de chaque levier est calculé avec les mêmes règles que votre bilan. Vous pouvez donc le comparer directement à vos émissions, par exemple voir qu'un levier peut réduire jusqu'à 5 % de votre empreinte. Et comme ce calcul part de vos propres données, vous identifiez les leviers qui auront le plus d'impact dans votre contexte, pas dans celui d'une entreprise type.

Une bibliothèque de leviers

Sopht s'appuie ensuite sur une bibliothèque de plus de soixante leviers de réduction, organisée par module : virtualiser ses serveurs, regrouper ceux qui sont sous-utilisés, détecter les machines virtuelles inutilisées, prolonger la durée de vie du matériel…

Chaque levier est documenté et noté sur trois critères : potentiel environnemental, potentiel économique et complexité.

Une sélection de leviers prioritaires

Parmi eux, Sopht met en avant pour chaque module les leviers prioritaires, par exemple 5 sur 28 pour les infrastructures sur site. Les autres restent consultables. Ce qui change d'une organisation à l'autre, c'est le chiffrage : le gain de chaque levier est calculé sur vos propres données.

Un chiffrage sur vos propres données

On part de votre situation actuelle, mesurée sur vos données, et on la compare à ce qu'elle serait si le levier était appliqué jusqu'au bout. L'écart, traduit en CO₂ (et en euros quand c'est possible), c'est le gisement : ce que le levier pourrait permettre d'économiser.

Un exemple : les équipements par salarié

Une entreprise de 2 000 personnes compte 1,2 appareil par salarié. Si la cible est d'un appareil par personne, il y a 400 équipements de trop. Multiplié par l'empreinte d'un équipement (sa fabrication et son électricité), on obtient le gisement en tonnes de CO₂.

Chaque levier suit la même logique, avec son propre indicateur : volume de stockage, taux d'équipements recyclés en fin de vie, taille des serveurs au regard de leur usage réel.

Ce qui rend le chiffre fiable

Le calcul s'appuie sur l'historique de vos données, pas sur une moyenne de votre secteur. Et quand les données sont insuffisantes, seules les estimations fiables vous sont proposées.

Un ordre de grandeur pour décider

Le gain affiché correspond à tout ce qu'un levier représente chez vous, s'il était appliqué partout. En pratique, selon vos contraintes techniques, votre budget ou votre calendrier, le gain obtenu sera souvent plus modeste.

Mais pour décider, c'est exactement ce qu'il faut : savoir qu'un levier pèse dix fois plus qu'un autre, c'est savoir par où commencer.

Chaque estimation est documentée : méthode, version, période de données. Vous savez d'où vient chaque chiffre et pouvez l'expliquer, à votre direction comme dans un rapport de durabilité.

Commencer par les plus gros gisements

Pas besoin d'un plan parfait pour commencer. Il faut surtout savoir où sont les plus gros gisements, et lesquels sont à portée de main.

Avec les leviers et leur gain estimé juste à côté de vos chiffres, le suivi devient le point de départ de vos actions.

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